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Moyen âge - Grenade sur Garonne une bastide de la colonisation

GRENADE SUR GARONNE UNE BASTIDE DE LA COLONISATION



« L’abbé et Syndic (de Grandselve)
ont baillé par indivis

la moitié de trois mille places
pour construire les maisons

au sus-dit lieu (de Vieilles-Aygues) … »

Extrait du texte de paréage (art.1)
de la fondation de Grenade (sept. 1290)


Septembre 1290 à Rabastens-sur-Tarn. Deux personnages importants signent un document de 34 articles : Pierre Alfaric, abbé de Grand-Selve, pour le compte de sa communauté, et Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse et de l’Albigeois pour celui du roi de Francie Philippe IV le Bel, viennent de fonder la bastide de Grenade par un acte de paréage.
Un an plus tard la ville sera une réalité et une charte en 45 articles de coutumes, franchises et libertés sera concédée à ses nouveaux habitants.
Passé devant notaire, ce contrat, comme c’est le cas à cette époque pour la plupart des fondations de bastides, stipule que l’abbé de Grand-Selve offre des terres pour construire une ville nouvelle et que le sénéchal s’engage à protéger ses futurs habitants au nom du seigneur (en l’occurrence le roi de Francie puisque Grenade est créée après la guerre dite albigeoise et après le rattachement du Comté toulousain au royaume de Paris).
De plus ce paréage prévoit le partage équitable des droits et des bénéfices pour chaque partie contractante que nous allons à présent situer dans leur contexte historique.

La riche abbaye de Grand-Selve donne la terre


Au début du XII° siècle dans la forêt de Grand-Selve, Géraud de Salles fonde à Baillac entre Verdun-sur-Garonne et Beaumont-de-Lomagne un ermitage qui est rattaché à l’abbaye bénédictine de Cadouin-en-Périgord.
Affiliée dès 1144 à l’ordre de Cîteaux, la nouvelle abbaye de Grand-Selve deviendra rapidement l'une des plus prospères d'Occitanie, grâce à deux abbés qui joueront un rôle important (peu apprécié par les Occitans d'alors!) dans les événements de ce siècle: Arnaud Amalric, un des chefs de guerre dans l'armée d'invasion lors de l'Affaire albigeoise, puis Elie Garin, un des diplomates négociateurs du traité de Paris en avril 1229 qui est à l'origine de l'annexion pure et simple du Comté de Toulouse par la France capétienne avec toutes les conséquences que l'on sait.
Ici il est bon de rappeler que ce traité imposé à Raimond VII et à tous les habitants du Comté a prévu entre autres la création de l'Université de Toulouse dans le but "d'extirper les restes de l'albigéisme et de restaurer la saine doctrine orthodoxe"!… Et à cet effet Elie Garin abbé de Grand-Selve recrute à Paris quatorze professeurs qui feront leur "rentrée universitaire" dès le 24 mai 1229 à Toulouse lors d'une messe solennelle en l'église Saint-Jacques…
Mais ces premiers professeurs importés de France ne feront pas l'unanimité face à leurs étudiants toulousains qui se révolteront devant "les attaques continuelles des représentants du parti vainqueur contre les opinions des hommes du parti vaincu" d'Occitanie… Aussi ces premiers "universitaires" (dont un certain Jean Garlande, admirateur de Simon de Montfort!) doivent s'enfuir en 1232… et ils seront remplacés par des Occitans, sauf pour la théologie qui demeure (et pour cause!) entre les mains des Dominicains de l'Inquisition…!
Revenons à Grand-Selve qui va bénéficier de largesses considérables de la part de grands seigneurs tels Pierre II roi d’Aragon, Raimond VI comte de Toulouse, Bernard de Comminges, Raimond-Roger vicomte de Béziers…ce qui ne les protègera pas pour autant durant la guerre franco-toulousaine ! Cette abbaye va créer des monastères réputés en Occitanie (Calers en Lauragais; Candeil dans le Tarn; Fontfroide dans l’Aude) et en Ibérie (Tarragone et Carthagène).

palmier_jacobin.jpg

Toulouse:

le "Palmier" des Jacobins, église-mère des inquisiteurs dominicains

(cliché P. Lasseube)




Ses possessions font de Grand-Selve probablement le plus riche propriétaire foncier d’Occitanie: à Toulouse, par exemple, un hospice dans le bourg Saint-Sernin (devenu le collège St Bernard en 1281); de nombreux terrains près de l’actuelle rue de l’Etoile; un grand domaine rural entre Lalande et Croix-Daurade; dans la vallée de la Garonne, de vastes granges agro-pastorales…et viticoles, dont le vin est envoyé dans leurs deux entrepôts de Bordeaux.
Ces domaines sont gérés par les moines (plus d’une centaine au 13° siècle) et ils sont cultivés par des convers. Or à la fin du 13° s., l’insuffisance du recrutement de ces derniers et en conséquence la sous-exploitation et le sous-rapport de ces granges pousse l'abbaye à créer des bastides comme Beaumont et Grenade. Ces opérations dignes des promoteurs modernes permettra à Grand-Selve de mieux rentabiliser ses vastes domaines et à terme d'engranger (sans jeu de mot! ) des bénéfices substantiels.

Le Sénéchal de Toulouse et d’Albigeois apporte sa protection au nom du roi…


Un sénéchal, qu’es aquò ?
Un petit rappel d’Histoire: en 1229, Blanche de Castille et son fils Louis IX (futur "Saint"-Louis) imposent à Raimond VII le fameux traité de Paris-Meaux qui prévoit à terme (comme nous l'avons dit) l’annexion du Comté de Toulouse au royaume de France. Dans cette perspective, la fille du Comte, Jeanne de Toulouse âgée de 11 ans est prise en otage pour être éduquée à la cour de Paris et mariée à un frère du roi, Alphonse de Poitiers.
Raimond VII n’ayant pas de garçon, ce même traité prévoit la succession d’office du Comté au profit d’Alphonse. Cependant Raimond VII recherche un remariage en espérant un héritier, ce qui éviterait de voir les terres toulousaines tomber dans le domaine francilien; mais Blanche-de-Castille qui veille « au grain » fait échouer habilement toutes ces tentatives.

Et le 27 septembre 1249 Raimond VII meurt à Milhau. C’est alors son gendre Alphonse de Poitiers qui devient Comte de Toulouse. Vingt-deux ans plus tard (en 1271), Alphonse et Jeanne de Toulouse disparaissent à leur tour sans héritier…
Désormais seul « maître à bord » du Comté raimondin, le roi de Francie nomme un gouverneur, sorte de super-préfet qui portera le titre de sénéchal du roi, pour administrer directement Toulouse et l’Albigeois. Ainsi Eustache de Beaumarchais disposera de tous les pouvoirs militaires, judiciaires et financiers, à la manière d’un vice-roi .
Nommé par Philippe III le Hardi, puis par PhilippeIV le Bel, il pratiquera une politique habile d’assimilation des populations occitanes par la couronne de France en fondant de nombreuses bastides. En regroupant ainsi les hommes et les femmes d’un pays et en les « endormant » par l’attribution de franchises on peut mieux les contrôler et obtenir insidieusement leur soumission sans coup férir !

L’acte de paréage établit les deux signataires comme co-seigneurs des terres et des personnes de la bastide.


La lecture de l’acte de paréage qui crée la bastide de Grenade montre qu’il est le résultat d’une longue discussion entre d’un côté celui qui donne les terrains (Grand-Selve) et celui qui assurera la construction et la protection de la nouvelle ville (le roi). Tout semble avoir été prévu.
Tout d’abord l’abbaye de Grand-Selve donne la moitié indivise des terres de Vieilles-Aygues où l’on prévoit la délimitation de 3000 emplacements de maisons "et plus encore s’il est besoin et nécessaire". En fait 657 emplacements seront réellement utilisés. Chacun d’eux (appelé un "ayral") mesure 5 brasses de largeur sur 15 de longueur (soit 2,37 ares).
Il est prévu, de plus, 3000 jardins ( appelés "casals") d’une contenance d’un quart d’arpent de Beaumont (soit 14,22 ares chacun). Enfin 2000 arpents de terres cultivables seront disponibles.
Tous ces lots seront offerts aux futurs habitants moyennant un bail emphytéotique de 99 ans renouvelable dont les redevances seront partagées en parts égales entre le roi et l’abbaye de Grand-Selve.
Il en coûtera annuellement 5 deniers toulzas "pour chaque place de maison" et 3 deniers toulzas pour chaque jardin, payables à la Toussaint. Pour chaque arpent de terre cultivée (soit 56,90 ares) on paiera 10 deniers toulzas "à la fête de St Thomas l’apôtre" (21 décembre).
Il est intéressant de noter que 20 ans après le rattachement du Comté de Toulouse à la France, on utilise encore la monnaie toulousaine et non celle de Paris !
D’autre part, si le roi s’engage à protéger "tous les biens, droits et propriétés" du monastère, celui-ci (qui a fourni le plus important, c’est-à-dire la terre) exige des garanties: "Les dîmes et droits ecclésiastiques appartiendront en totalité, librement et à perpétuité au monastère". Aucun ordre religieux ne pourra s’installer dans Grenade sans l’autorisation de l’abbé. Le roi ne pourra jamais donner ses droits sur la ville à qui que ce soit (sauf à Grand-Selve !), ni les terres à une personne extérieure à Grenade.
Les granges du secteur de Grenade qui restent la propriété exclusive de Grand-Selve sont répertoriées avec précision et les bénéfices de ces terres qui seraient données à des habitants de Grenade reviendraient totalement au monastère.
Les moulins et chaussées avec tous leurs droits, qui existent sur la Save au moment du traité resteront la propriété entière du monastère jusqu’à ce que le roi en ait construit autant à ses frais.
Enfin le roi et l’abbé de Grand-Selve exercent ensemble et sur le même pied d’égalité leurs pouvoirs sur tous les habitants de Grenade. Ils nomment et destituent les juges et les notaires, les baillis et les consuls, les magistrats et les huissiers… Ils exercent la justice et les droits sur les salines, les fours, les ports, les halages, rivages et passages divers… Ils perçoivent des droits de mutation d’héritages. Mais seul le roi conserve le droit de lever une armée (service d’ost) et de poursuivre les "hérétiques".

Une charte de coutumes définit les rapports entre seigneurs et habitants


Le 21 mai 1291, soit un an après la fondation de Grenade, le sénéchal du roi, Eustache de Beaumarchais, délivre une charte de coutumes, de franchises et de libertés pour les habitants de la bastide.
La charte leur garantit la liberté personnelle; et ils bénéficient d’exemptions et de privilèges appréciables, comme l’exemption des droits sur les marchandises apportées sur les marchés et l’autorisation de vendre du sel.
Ils seront considérés comme des hommes libres et "pourront librement disposer de leurs biens, vendre et aliéner et autrement en disposer comme bon leur semblera".
Toutefois cette liberté est toute relative car ils restent sous la surveillance et la dépendance des seigneurs puisque "les habitants de la bastide seront tenus de défendre et garder les biens, droits, personnes et gens, tant du roi que de l’abbé et monastère et faire leurs commandements" !
Les relations sociales sont codifiées avec précision : paiement des dettes ; caution de gens insolvables; jouissance des biens de l’époux décédé; dévolution des biens d’habitants décédés sans héritiers et sans testament… autant de sujets qui sont traités dans la charte.
Tout un catalogue de peines sanctionne les divers délits possibles, depuis un simple vol jusqu’à l’homicide en passant par l’adultère ou un dégât causé par un animal… la plus lourde amende étant celle qui punit le flagrant délit d’adultère : l’art. 22 donne en effet le choix au " coupable" de payer 100 sols toulzas (somme considérable qui équivaut au montant moyen de 4 ou 5 dots d’une mariée !)… ou bien d’être promené nu dans la ville avec sa complice !…
Quatorze articles organisent minutieusement l’activité économique de Grenade. L’art. 26 prévoit, par ex., qu’un "marché sera tenu tous les mercredis" et que des droits seront prélevés pour le plus grand profit des seigneurs sur les marchandises vendues.
On apprend par ailleurs que deux foires annuelles auront lieu le dimanche avant Pentecôte et à l’octave de Toussaint, en plus de celles prévues par l’acte de pariage pour le 25 juillet et le 6 décembre.
Un contrôle très strict est organisé sur les produits périssables comme la viande et le pain: "Les bouchers seront tenus de vendre des chairs bonnes et saines"… (Aucune allusion encore à la « vache folle » ! ! !). Le blé sera moulu obligatoirement au moulin de la ville et le pain sera cuit au four banal moyennant une redevance versée aux seigneurs et "les boulangers et ceux qui feront du pain à vendre pourront prendre quatre deniers tournois et le son sur chaque setier de blé. En cas de contravention, le pain sera confisqué et distribué aux pauvres par les consuls et le bayle".
Des sanctions pécuniaires sont prévues pour toute faute professionnelle ou pour toute fraude. L’art. 25 dit : " S’il arrive que par la faute du fournier le pain vienne à se gâter, le fournier sera tenu de le payer à l’ordonnance des consuls de la ville".
Les poids et mesures sont l’objet aussi d’une surveillance rigoureuse et un fraudeur doit payer une amande importante de 60 sols toulzas.
Nous apprenons enfin par cette charte que la ville est administrée par huit consuls (réduits à quatre plus tard) assistés d’un bayle. Ils ont des attributions et des pouvoirs étendus mais ils dépendent totalement des seigneurs qui les renouvellent chaque année le 11 novembre à la St Martin et à qui ils prêtent serment d’obéissance inconditionnelle: "Les consuls prêteront serment à l’entrée de leur charge et jureront de défendre fidèlement les seigneurs et droits à eux appartenant…".
De même " la communauté de la ville jurera, en présence des consuls, de donner bon conseil aux seigneurs et à leurs agents…". Nous sommes loin des chartes des républiques consulaires occitanes d’avant la conquête et en particulier très loin de la révolution toulousaine du 6 janvier 1189 !
Les consuls de Grenade exercent un pouvoir de police sur la ville ("celui qui frappera un autre en la place publique sera puni par les consuls") et un pouvoir de justice puisqu’ "ils jugent larrons, homicides et autres criminels"… mais ce sont les seigneurs qui percevront les revenus .
Les consuls sont chargés d’entretenir les chemins publics, de construire et de réparer les ponts sur la Garonne et la Save et d’en percevoir les droits de péage, de garantir la propreté des rues et l’hygiène dans la ville…

Telles sont quelques unes des attributions des consuls de Grenade que leur reconnaît la charte délivrée par les deux seigneurs, l’abbé de Grand-Selve et le sénéchal du roi, étant bien entendu que les-dits consuls et la population théoriquement libre de cette bastide sont de fait sous la dépendance du pouvoir seigneurial dans toute sa rigueur. Il s’agit ni plus ni moins que d’une reprise en main des populations occitanes par la monarchie francienne.

Un plan régulier parfaitement bien réfléchi


La bastide de Grenade est construite sur le territoire déjà défriché de la grange de Vieilles-Aigues qui appartient à l'abbaye de Grand-Selve, au confluent de la Save avec la Garonne, au bord de la basse terrasse garonnaise pour mieux s'abriter des inondations.
Le plan de la ville forme un quadrilatère régulier constitué de rues larges et perpendiculaires. Elle est située à mi-chemin entre les deux co-seigneurs: le religieux, l'abbaye de Grand-Selve d'une part; et le politique, le sénéchal du roi à Toulouse d'autre part.
Sa fonction essentielle est bien économique et commerciale (comme nous l'avons dit pour les autres bastides d'Occitanie le mois dernier), concrétisée par l'emplacement de la halle construite au centre de la bastide et surmontée de la "Maison Commune" des consuls qui lui confère d'autre part un rôle administratif.
Pour prévenir une éventuelle attaque anglaise durant les guerres dites de Cent Ans, Grenade se renforcera au XIV° siècle de remparts munis de quatre portes principales.



mapa_grenada.png


Plan de Grenade :
Le sénéchal Eustache de Beaumarchais a créé une vingtaine de bastides auxquelles il donna parfois des noms de villes d'Espagne: Valence, Pampelonne en Albigeois, Grenade dans le Toulousain…etc. Il fut en effet gouverneur de Navarre outre-Pyrénées avant de devenir à Toulouse sénéchal du roi.

Une occupation des lieux anarchique ?


Nous avons vu que l'acte de paréage prévoyait de concéder à chaque candidat des lots égaux définis en trois catégories: les uns pour construire une maison; les autres pour des jardins; et les derniers pour la culture de la vigne ou des céréales. Un acte authentique ou un bail emphytéotique devait être remis à chaque nouvel habitant après arpentage des parcelles concernées.

Mais il semble que les choses ne se passèrent pas exactement comme prévu. En effet, soit que l'afflux rapide des candidats déstabilisa les autorités chargées de la répartition des lots, soit que ces mêmes candidats jouèrent au plus malin, il se trouva que "chaque arrivant occupa le plus vite qu'il pût le plus de terre possible parmi les plus proches de chez lui, sans se soucier de la destination donnée à ces terres, sans se préoccuper d'en être régulièrement investi. Certains avaient occupé quatre emplacements de jardins au lieu d'un et ne payaient le cens ou les oblies que pour un seul"!, comme l'écrit justement Odon de Saint-Blanquat.



marca_mediev.jpg Exemple d'écriture du 13° siècle ("fac…"), gravée sur une poterie trouvée lors des fouilles d'un fond d'habitat rural médiéval à Vacquiers (31).
(Galerie archéologique de Villariès – 31)



Trente ans après, il était trop tard ! D'où la décision prise en 1330 de faire un nouvel arpentage et de régulariser l'occupation acquise de fait, tout en faisant payer dorénavant les impôts qui correspondaient aux superficies réellement occupées.

D'autres irrégularités furent constatées dans et hors le pariage. Certains habitants s'étaient installés sans même avoir reçu un quelconque acte d'inféodation de qui que ce soit. De même des terres de culture concédées par le monastère en dehors de la ville furent construites de maisons!… Et là aussi l'on délivra des baux authentiques qui entérinaient le fait accompli! Autant de situations qui lésaient les nouveaux arrivants et contrevenaient aux accords des fondateurs de la bastide.

Quoi qu'il en soit, l'on peut dire que, même si l'on avait vu un peu grand en prévoyant 3000 emplacements de maisons, cette opération digne d'un promoteur moderne a été un franc succès si l'on en juge par la ruée aux parcelles qui fut enregistrée dès la première année. Bien que les fondateurs aient dû assouplir les conditions initiales du contrat de paréage, ils ont retiré de ces concessions de parcelles les revenus qu'ils avaient prévus. Ainsi fut assurée la stabilité de l'implantation de la bastide de Grenade-sur-Garonne.

tiré de Infòc, merci à Jòrdi Labouysse pour son aimable autorisation

Date de création : 11/04/2008 - 20:19
Dernière modification : 10/03/2009 - 16:46
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